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Suivez dans cette rubrique des informations importantes pour nos amis.





La fourmilière

publié le 11 sept. 2012 à 03:34 par Samuel GOUDSMEDT   [ mis à jour : 13 sept. 2012 à 08:28 ]


Problème de fourmilière ?
La fourmilière est le résultat de l'action d'une bactérie aérobie / anaérobie (se développe aussi bien en présence qu'en absence d’air et d'oxygène) se trouvant dans le sol.
Cette bactérie attaque la corne entre la ligne blanche et la paroi. Elle progresse de façon aléatoire dans la paroi.
La lésion ne provoque pas directement de boiterie mais elle affaiblit considérablement la boîte cornée. La boiterie est, quant à elle, la conséquence d’abcès, bleime, échauffement..., ayant profité de cette lésion.

Retenez que la bactérie profite, pour s'installer, d’un élément étranger (lésion causée par un caillou, seime, éclat de corne...). L'installation de la bactérie peut également être consécutive à une fourbure ayant occasionné l’écartement de la ligne blanche, d’où l’intérêt de vérifier régulièrement les sabots.

Retenez également, que la propagation de cette bactérie peut être rapide sur l’équidé et ses congénères proches.

Comment l’éviter ?

Par un curage régulier des pieds, prendre soin de retirer tout caillou dans la ligne blanche.
Un parage régulier, la plupart du temps, peut suffire.
Éviter le parage de l’animal en pâture pour éviter de contaminer le sol et la propagation de la bactérie à d’autres équidés.
Laissez reposer la pâture. Traitez à la chaux lorsqu’il y a eu présence de la bactérie.

Signes extérieurs

Il y a très peu de signes extérieurs. Lorsqu’ils sont présents, la fourmilière est déjà très développée, d’où l’intérêt d’un parage régulier par le maréchal.

La paroi sonne creux.
Présence de trous dans la paroi (lorsque la bactérie est très développée).

Signe interne

Les signes sont uniquement visibles lors du parage. Aussi petites soit-elles, les cavités se manifestent dans la paroi rendant la corne friable et poudreuse.

Intervention et soin

Le maréchal supprime toute la corne infectée. Lorsqu’elle est fortement développée, il brûle la fourmilière afin de supprimer la bactérie.
Appliquez, ensuite régulièrement, (une fois par semaine) du goudron de Norvège pour protéger le pied et l’aseptise



fourmilière

La Seime de quart

publié le 31 mars 2011 à 10:34 par Samuel GOUDSMEDT   [ mis à jour : 3 avr. 2011 à 09:02 ]


 



Une seime est une fissure dans le pied. Généralement elle commence du bas du pied pour remonter vers la couronne. On appelle ce cas de figure "seime verticale". Lorsque la fissure atteint la couronne elle peut provoquer des lésions plus ou moins graves. A chaque posée du pied, la fissure s'ouvre davantage et est susceptible de provoquer des saignements et/ou des boiteries. Si la seime n’est pas soignée à temps, elle peut sérieusement endommagée la couronne. Il est très important de bien veiller aux cailloux qui s'introduisent dans le pied et qui agissent alors comme des coins.
La seime est souvent la conséquence d'une corne trop sèche.


Dans le cas présent, le cheval présente une seime peu importante au niveau du quartier alors appelée "seime de quart". La présence  de cailloux a agravé la seime provoquant sa montée rapide vers la couronne. Par chance la couronne est intacte grâce à la réactivité de son propriétaire qui a rapidement fait intervenir le maréchal ferrant. La consultation du pied de l'équidé permet, à l'œil nu, de détecter l'ouverture de la seime à chaque posée du pied.


Pour soigner ce cheval le principe est « simple » : il faut bloquer l’écartement de la seime. Je choisis de refaire le pied avec de la résine spécialement conçue et adaptée. La procédure est tout aussi simple : commencer par nettoyer et dégraisser le pied, puis réaliser deux rainures de part et d'autre de la seime. Ensuite étaler la résine sur toute la surface nettoyée. Couvrir la résine avec un simple morceau de jeans que l'on recouvre à nouveau de résine.

Les avantages de cette méthode sont :
  • Une meilleure répartition des pressions et des forces exercées par le pied au regard des interventions de pose d'agrafes ou de plaque vissée.
  • La résine  a la particularité de se rétracter au séchage. Les rainures, elles, se gorgent de résine.
Ce sont ces deux actions qui entraînent le resserrage de la seime. Les deux extrémités de corne se soudent. Le bout d’étoffe en jeans est juste là pour renforcer la résine. Habituellement on utilise de la fibre de carbone qui a le désavantage d’être honéreux. Le jeans est une bonne alternative et diminue le coût de l’intervention.

Deux semaines après l'intervention, la seime ne s'ouvre plus et le cheval peut être de nouveau ferré. Dans le cas présent, il s'agit d'un tout premier ferrage sur un poulain Haflinger. J'ai observé l'arrêt du développement de la seime ainsi que la repousse correcte de la corne sans marque de lésion.

Malheureusement ce cheval a été vendu,  je n'ai donc pas pu approfondir le suivi de mes observations.







Pieds asymétriques

publié le 1 déc. 2010 à 06:10 par Pascale RAMON   [ mis à jour : 1 déc. 2010 à 13:36 ]


Qu'est-ce que des pieds asymétriques ?

Ce sont des pieds différents :  soit un pied est plus large que l’autre ou l’un des pieds a  des talons fuyants et l’autre pied a des talons droits.

A l’état naturel, le cheval  tout comme l’Homme, peut être droitier ou gaucher. Cela peut s’observer lorsqu’il broute. Un cheval aura tendance à avancer toujours le même antérieur pour s’appuyer et manger, ce qui détermine son  membre d'appui. A l’arrêt on peut également observer que l’un des bipèdes diagonaux*  se porte légèrement plus en avant que l’autre  lorsque l‘on ne cherche pas « l‘arrêt carrée»**.

Explication : 
Le membre d’appui de l’équidé droitier est son antérieur droit pour brouter à l’instar de la station “arrêt” qui met en scène l'antérieur droit et le postérieur gauche ramenés légèrement vers l’avant. Ces attitudes se répercutent toujours sur la forme du pied et sont plus visibles sur les membres antérieurs comme décrit précédemment. Un oeil  inexpérimenté  aura des difficultés à faire la différence. 

Par ailleurs, un incident des membres ou des pieds oblige le cheval à modifier ses comportements  d’allure et/ou d’appui et accentue, à long terme, l’état d’asymétrie.  Les conséquences probables sont les : tendinite, fracture, inconfort des pieds et parfois déplacement de vertèbres, etc...  L'asymétrie devient tout de suite plus importante. C’est à  ce moment que l’équidé s'appuie sur le bipède diagonal (ensemble de deux membres pour un cheval) où il se sent  le mieux.  En conséquence l’un des pieds deviendra plus large ou développera des talons fuyants modifiant son engagement (le pas) mais pas son amplitude.  L’autre pied aura tendance à devenir plus petit et montera plus haut dans le développé du pas.    

Un cas de pied asymétrique


Le cheval présent est accidenté au postérieur droit l’empêchant donc de s'appuyer correctement sur son bipède diagonal gauche.
La répercussion sur les antérieurs est immédiate et importante :  le pied droit s’élargit tandis que le gauche devient droit et plus étroit (avec une tendance à se resserrer).
Dans un premier temps mon intervention est au niveau du parage dont  l’objectif est de :
  1. chercher le plus possible à rendre les pieds identiques (sans trop forcer sur les tendons pour éviter de nouvelles lésions tendineuses).
  2. poser  un fer “antérieur 2 pinçons” sur le pied large donc le pied droit, et un fer “antérieur de même taille mais à 1 pinçon” sur le pied plus petit. 
Le but étant de modifier la forme des pieds : 
  1. le pied droit pour limiter son élargissement et modifier suffisamment son équilibre en le reculant légèrement avec un fer à 2 pinçons. 
  2. le pied gauche pour favoriser, à l’inverse du pied droit, l’élargissement et modifier en conséquence l’équilibre de l’équidé en l’avançant légèrement à l’aide d’un fer à 1 pinçon.

La conséquence observée sur son allure est : 
  1. Avant => le pied droit engage davantage tandis que le pied gauche monte,
  2. Après => la différence d’allure se réduit et le cheval devient plus régulier.


Cliquez pour avoir la légende et le zoom. Merci
Avant travail
Différence de talons
Pied droit paré
Pied gauche paré
Fers
Après travail

Déclaration des équidés

publié le 24 août 2010 à 02:54 par Samuel GOUDSMEDT   [ mis à jour : 24 août 2010 à 12:10 ]

A compter du 25 juillet 2010, tout détenteur d'équidés est soumis à une déclaration dans les 6 mois. Donc les propriétaires d'ânes et mulets aussi.
Ci-dessous l'article publié par l'Institut Français du Cheval et de l'équitation. En pièce jointe le communiqué de presse.
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Déclarez vous en tant que détenteurs d’équidé


Auteur : Direction des connaissances

Le décret n° 2010-865 du 23 juillet 2010 indique que tout détenteur d'équidé(s) a l'obligation de se déclarer dans les 6 mois auprès de l'Institut français du cheval et de l'équitation (IFCE), en précisant le(s) lieu(x) de stationnement d'équidé(s) dont il est responsable. L'arrêté du 26 juillet 2010 fixant les conditions de déclaration des détenteurs d'équidés et des lieux de stationnement est paru au journal officiel du 6 août 2010. Les personnes responsables d’un lieu de détention d’équidé(s) peuvent donc dès le 6 août 2010 se déclarer auprès du service SIRE.
décret relatif aux détenteurs d'équidé



Objectif
: Le principal objectif de cette déclaration est d'ordre sanitaire. Cette démarche vise à répertorier un lieu accueillant des équidés et non pas les mouvements des équidés qui y transitent.

Qui est considéré comme détenteur ? Le détenteur  d'équidé(s) est une personne physique ou morale responsable d’un ou de plusieurs équidés, propriétaire ou non, à titre permanent ou temporaire, y compris lors d’un marché, d’une exposition, d’une compétition, d’une course ou d’un évènement culturel. Concrètement, il s’agit du responsable d’un lieu où sont stationnés des équidés.

Comment se déclarer ? Tout détenteur est tenu de se déclarer auprès du SIRE de l’IFCE. La déclaration doit comporter le nom et l’adresse du détenteur, ainsi que l’adresse du ou des lieux de stationnement des équidés si celle-ci est différente de l’adresse du détenteur. Deux moyens de déclaration sont possibles :
-    Déclaration par Internet : en quelques clics, l’internaute se connecte à son espace privé sur le site www.haras-nationaux.fr afin de gérer ses lieux de détention. Toute déclaration donne lieu à l’édition d’un accusé de réception. L'internaute peut également signaler qu’il n’est pas détenteur d’équidés.
-    Déclaration papier : A partir de la rentrée (Septembre) les détenteurs qui n’ont pas accès à internet pourront se procurer un formulaire papier par simple demande téléphonique auprès de l'IFCE. Ce formulaire devra être complété et renvoyé au SIRE afin d’être enregistré. Le détenteur recevra en retour par courrier un accusé de réception.
L’accusé de réception comportant l’identifiant unique du lieu de stationnement constitue le document à présenter aux services vétérinaires officiels en cas de contrôle.

Vous êtes concerné par cette déclaration ? Réalisez dès à présent votre enregistrement :
-    si vous n’avez pas encore d’espace privé, créez votre compte en quelques clics et habilitez le afin de pouvoir par la suite vous déclarer comme détenteur. Pour créer votre compte cliquez ici
-    Si vous disposez déjà d’un espace privé L’accès à l’application d’enregistrement des détenteurs peut être trouvé à deux endroits du site soit dans le pavé traçabilité – sanitaire – équarrissage de votre espace privé soit dans la rubrique particuliers (ou professionnels) / démarches SIRE / Enregistrez-vous comme détenteur d'équidé

Attention l’habilitation complète de votre compte est indispensable pour pouvoir réaliser vos démarches.
 

Pour en savoir plus sur l’obligation des lieux de détention et télécharger l'aide en ligne cliquez ici


Pour plus d’information, vous pouvez contacter l’accueil de l'Institut français du cheval et de l'équitation au 0811 90 21 31 (prix d’un appel local du lundi au vendredi de 9h à 17h) ou par mail : info@ifce.fr

Source : http://www.haras-nationaux.fr/portail/particuliers/actualite-entiere/archive/2010/aout/actualite/declarez-vous-en-tant-que-detenteurs-dequide.html?tx_ttnews[day]=09&cHash=478f4c1250c60b950986d9a52fff3a10

Tendons sectionnés, perforants et perforés

publié le 12 juil. 2010 à 08:10 par Samuel GOUDSMEDT   [ mis à jour : 16 juil. 2010 à 08:21 ]


Lésion particulièrement grave, immobilisant le cheval. Instinctivement, l'animal cherche à s'appuyer sur son membre et souffre d'autant plus.
Dans ce cas de figure (les photographies n°1 & 2), fort heureusement, le ligament de suspension du boulet ou "MIO3" n'a pas été touché. Dans l'hypothèse ou le MIO3 est également sectionné, l'animal se maintient sur les boulets.

Les causes possibles

  • entraînement trop brusque à froid ;
  • pied trop long (corne trop longue) ;
  • exercice trop brusque par conséquence du pied trop long ;
  • erreur du maréchal et/ou défaut d'aplomb rectifié trop brusquement avec un cheval trop âgé soit après l'âge de deux ans.

Le travail en photo

  • Notez la posture générale du cheval (photo 1 : posture contractée, tête haute ; photo 6 : posture détendue, tête basse, l'animal reprend appui sur ses membres antérieurs).
  • Photo 3 : immédiatement après le parage, le cheval repose son pied correctement. Dans ce cas de figure j'ai pratiqué une taille plus droite pour retrouver un équilibre.
  • Photo 4 et 5 : fer Napoléon (fer monté à l'envers, limite le basculement du pied et favorise l'engagement de celui-ci appelé effet rolling). Cette technique de fer est moins onéreuse que l'utilisation d'autres fers orthopédiques.




  1. Tendon antérieur extenseur des phalanges
  2. Tendon perforé
  3. Tendon perforant
  4. Ligament suspenseur du boulet ou MIO3
  5. Tendon latéral extenseur des phalanges
  6. Anneau du perforé
  7. Tendon perforé
  8. Tendon perforant





Photo 1

Photo 2


Photo 3

Photo 4

Photo 5

Photo 6

Vous avez dit ferrage ?

publié le 12 juil. 2010 à 07:42 par Samuel GOUDSMEDT   [ mis à jour : 24 août 2010 à 12:22 ]


L'intérêt du ferrage

Les principaux intérêts du ferrage est de limiter l'usure de la corne et de favoriser l'amortissement de la boîte corné de l'équidé. Soulignons que le ferrage est employé à corriger les défauts d'aplomb et à soulager et/ou guérir d'autres cas pathologiques.

Le ferrage favorise l'amortissement du pied car la paroi du sabot est constituée d'une multitude de fibres verticales sur la corne qui répercutent les chocs sur la partie supérieure du pied. Le fer permet la répartition des points de pression à l'ensemble du pied. 
Certains équidés préfèrent être ferrés, plus sensibles que d'autres aux excès de charge sur les points de pression comme conséquence de surpoids ou d'une certaine morphologie du pied (peu d'épaisseur de la paroi, pied trop petit...).

La régularité du ferrage

Un ferrage s'effectue en moyenne toutes les six à huit semaines pour les chevaux de selle. La pousse de la corne pour un équidé (l'avalure) est en moyenne d'un centimètre par mois, en fonction de son alimentation, de l'entretien des pieds, de son environnement et des saisons (développement de la corne plus rapide en été qu'en hiver). Corne et poils sont constitués de la même molécule nommée "kératine" comme pour nos cheveux et nos ongles.

Les ferrages doivent intervenir à intervalles réguliers. Le respect des périodes est important. Des actions trop rapprochées fragilisent la paroi par le passages des clous dans le pied et minimisent le maintien du fer qui trouve son accroche par l'action de l'oxydation du clou dans la corne qui referme doucement le trou du clou. A l'inverse, une ferrure trop espacée provoque un risque d'entorse ou d'élongation (l'ongle trop long fait levier si le cheval repose mal son pied lors d'un l'effort) et engendre un inconfort  pour l'animal. Autre conséquence, il n'est pas rare de constater que les pieds des chevaux ont une tendance à se resserrer  perdant de une à deux tailles de fers. Constat fait en général sur les membres antérieurs qui portent soixante pour cent (60%) du poids de l'animal. Lorsqu'un équidé ressent des maux dans l'un de ses pieds, il répercute sa charge sur le pied voisin qui lui, aura tendance à s'élargir.

Le ferrage à chaud

Comporte plusieurs avantages et un inconvénient majeur.

Les avantages de la technique

  • Permet d'effacer les irrégularités du parage pour l'obtention d'un pied parfaitement plat et limiter tout espace entre le pied et le fer. 
  • Les bactéries présentent sont brûlées rendant le pied sain. Méthode très efficace pour les cornes qui s'effrite sous l'influence de la maladie de la ligne blanche par exemple (pourriture au niveau de la ligne blanche qui instaure une mauvaise qualité de corne).
  • Meilleur maintien de la ferrure à chaux à l'instar de la ferrure à froid.

L'inconvénient majeur

Odeur, fumée et bruit provoquent stress et angoisse supplémentaires lors de la présentation du fer au pied du cheval.







La corne du cheval ne transmet pas la chaleur.

Le rôle de la fourchette

publié le 12 juil. 2010 à 07:02 par Samuel GOUDSMEDT   [ mis à jour : 24 août 2010 à 12:24 ]

  La fourchette a un rôle primordial dans la santé des pieds et membres des chevaux. Elle favorise l'amortissement, la circulation dans le membre et l'irrigation sanguine dans le pied.

La conformation de la fourchette

Son élasticité naturelle contribue à l'amortissement des chocs. Elle doit être large et bien épaisse, divisant la sole en deux parties égales. Elle est formée de deux branches ou lames de même conformation. Ces branches forment un V se rejoignant en un point (base du V) appelé la pointe de la fourchette ;  les deux lames sont séparées vers l'arrière du pied par la lacune médiane. De part et d'autre de la fourchette se trouvent les lacunes latérales, jonction de la fourchette dans la sole.

Son effet

Il existe plusieurs théories sur l'action de la fourchette dans le pied et le membre. A mon sens la plus appropriée est la théorie de la pression et de la dépression.

L'écartement des talons  et des cartilages ungulaires sont poussés vers l'extérieur de par la pression exercée par le coussinet digital. Ce dernier va se vider de son sang pour le renvoyer dans les veines. A lever du pied, le mécanisme s'inverse, les cartilages ungulaires et les talons reprennent leur place initiale en exerçant une pression latérale sur le coussinet digital qui se recharge en sang neuf.

Lors de l'appui, le poids fait descendre la seconde phalange et tend à écraser le coussinet plantaire contre la fourchette. Celui-ci exerce, par l'intermédiaire des cartilages latéraux, une pression sur les parois latérales du sabot qui s'écartent vers l'arrière de quelques millimètres. Si la fourchette ne participe pas à l'appui, ce rôle d'amortissement ne peut avoir lieu, ce qui engendre à la longue des boiteries. Soulignons cet état de fait comme la conséquence sur les équidés qui sortent peu de leur box ou d'un espace trop réduit. Les membres enflent par l'effet du manque d'irrigation sanguine.
Effectivement ce mécanisme de pression et de dépression améliore l'amortissement par cette force hydraulique et permet une bonne circulation sanguine dans les membres. Même constat pour les équidés dont la fourchette est atrophiée ou atteinte d'une importante pourriture.


Pied et fourchette


  1. pointe de la fourchette
  2. lame ou branche de la fourchette
  3. lacune latérale
  4. lacune médiane

Schéma simplifié de l'effet de la fourchette



  1. seconde phalange
  2. coussinet digital
  3. cartilage ungulaire
  4. paroi ou muraille
  5. fourchette
Les flèches indiquent les différentes forces et pressions.

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