Le métier de maréchal-ferrant


La vocation principale du maréchal-ferrant

La vocation principale du maréchal ferrant est le parage et le ferrage des pieds des chevaux. Il est aussi, dans bien des cas, un auxiliaire précieux du vétérinaire.
Le maréchal-ferrant participe au bon fonctionnement de l’appareil locomoteur des équidés domestiques en intervenant sur les sabots et les membres. Protéger le sabot de l’usure, lui rendre un aplomb satisfaisant, l’aider à remplir son rôle, en parant ou en appliquant des fers ou des prothèses sous les pieds des chevaux, des poneys ou des ânes.
Seuls les titulaires d’un diplôme homologué peuvent exercer cette profession.

Étymologie du mot Maréchal

Au Moyen Age, peu de personne savaient lire ! C'est ainsi que les artisans et commerçants désignaient leurs activités par des enseignes très explicites.
Si l'on recherche les origines du terme maréchal on trouve dans Le Robert les informations suivantes sur l’étymologie du mot : maréchal 1636 ; mareschal, XIIe ; marescal, 1086, anglo-normand ; d'un ancien francique marhskalk, proprement "domestique chargé de soigner les chevaux". De fait les maréchaux-ferrants étaient un peu vétérinaires. A l’origine un maréchal des logis était un sous-officier de cavalerie chargé de l’hébergement des troupes. Ferrer un cheval est une tâche qui demande un certain savoir-faire.

Les avantages du métier

  • travailler en plein air !
  • le contact avec les chevaux et les clients, parmi lesquels on se fait de nombreux amis.

Inversement, il y a les inconvénients...

  • le mauvais temps !
  • les chevaux difficiles qui peuvent devenir dangereux ;
  • le mal de dos ;
  • peu de travail l'hiver.

Les qualités et les conditions requises.

  • aimer les bêtes ;
  • maîtriser l’anatomie, la biomécanique et la psychologie de l’animal.
  • bonne connaissance technique (mise en œuvre des matériaux et des techniques employées ) ;
  • bonne condition physique, la position semi-accroupie demande une certaine résistance musculaire ;
  • grande capacité d’observation doublée d’une bonne dextérité ;
  • être calme et patient ;
  • être commerçant et ouvert, car au-delà du contact avec les chevaux, il y a la relation avec la clientèle sans qui on ne ferait rien.

Les compétences du maréchal-ferrant

Elles sont nécessaires à l’éleveur, le cavalier de loisir, l’entraîneur de chevaux de course, le gérant de centre équestre, le loueur d’équidés, l’écuyer de cirque, le futur médaillé de dressage, le garde républicain à cheval, la monitrice du poney-club…

Alors que les gens avaient l’habitude, jusque dans les années cinquante, de venir avec leur cheval à la forge, les maréchaux-ferrants, nouvelle génération, ont troqué leur sédentarité contre une camionnette. C'est le maréchal ferrant qui se déplace sur le terrain avec son véhicule-atelier qui abrite :


  • une forge à gaz et  une petite enclume pour ajuster les fers ;
  • du matériel électrique portatif pour percer, souder… ;
  • des silicones et des résines pour le confort ou la réparation de certains pieds ; 
  • un stock de fers et de clous aux diverses pointures ;
  • une caisse d’outils à main pour travailler sur le sabot : le maréchal-ferrant taille, ajuste, râpe, broche (cloue)...

Cette liste est loin d'être exhaustive.





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